J’avais donc oublié la patate douce dans le panier et elle s’est mise à germer toute seule.
Puis je me suis souvenu qu’il était une fois, il n’y a pas si longtemps, les « îles sèches » comme Sin maaten ou Anguilla produisaient suffisamment de nourriture à partir du sol (comme la patate douce, le maïs, les pois de bois ou la banane), élevaient suffisamment d’animaux (comme les poules, les moutons, les chèvres et les vaches) et pêchaient suffisamment de poissons, de lamby , de burgots et de langoustes pour nourrir leurs populations.
Cette « chose qui circule » (CQC) devrait avoir pour effet positif de nous pousser à repenser certaines choses que nous considérions comme allant de soi.
En 2019, il était normal pour beaucoup, sinon pour la plupart d’entre nous, que les germes de la patate douce, les graines du giraumon et la graine de l’avocat ne puissent que finir dans les ordures puis à la décharge. Aujourd’hui, cette CQC devrait nous pousser à utiliser des outils modernes qui sont si répandus dans nos vies, pour mettre à jour certains comportements traditionnels.
Comme la plupart des gens je suppose, je n’avais aucune idée précise sur la façon de planter et de cultiver les patates douces. (Je suppose que je suis trop jeune – lol – pour avoir vu comment planter des patates douces).
J’ai donc mis le germe de patate douce en terre dans mon jardin… et il a germé en une belle vigne.
Figurez vous que j’avais trouvé tout ce que j’avais besoin de savoir, et plus encore, sur YouTube, un outil moderne où l’on peut trouver toutes sortes de connaissances traditionnelles. allez voir par vous même.
Et en sautant d’un média à l’autre, je suis passé de YouTube à FB (Facebook, Fakebook, Fearbook…)… il y a cet « ami du 2eme degré » (pas mon ami, mais l’ami d’un ami) » qui utilisait un langage injurieux en live. Cela m’a rappelé l’époque où, en tant que directeur d’école, je me demandais comment certains adolescents pouvaient être aussi » à l’aise » avec les » mots injurieux « . Bien sûr, la réponse se trouvait dans » le village » (la famille et/ou le quartier). Cela m’a aussi rappelé l’ancien adage qui disait » il faut un village pour élever un enfant « . Alors pourquoi ne pas utiliser les médias sociaux modernes pour imiter le comportement social traditionnel, surtout en ces temps de « distanciation sociale ».
Il devient maintenant important pour les « grands » de se familiariser avec ces nouveaux outils (FB, instagram, twitter…).
Peut-être pourrons-nous alors créer nos propres villages virtuels dans lesquels nous pourrons rencontrer et saluer notre famille, nos proches et nos amis, et jouer notre rôle de modèles. Qui sait, peut-être que vous ou son oncle découvrirez ce que votre enfant de 12 ans fait toute la journée dans sa chambre, derrière des portes closes. En gros, il pourrait se trouver n’importe où dans le monde virtuel, sous de mauvaises influences. Et pendant que nous y sommes, nous pourrions aussi bien apprendre à faire du chat vidéo. Les rassemblements sociaux sont interdits, mais pas les rassemblements virtuels, ce qui nous permet de remplacer la cour physique par une cour virtuelle, une « place du village » virtuelle où nous pouvons nous rencontrer et échanger sur des sujets importants (ou non). Il existe plusieurs outils faciles à utiliser et gratuits ou bon marché.
Nous avons accès au meilleur des deux mondes… le modernisme et le traditionalisme, si seulement on prenait la peine d’y réfléchir.